les écrits




BULLETINS DE LIAISON
Bulletin N°21 d'Aout 2017


Le Président de l'Amicale


Nous avons été nombreux à soutenir dès le 1er tour Emmanuel MACRON :
-          son engagement européen, son ouverture au monde
-          sa volonté de sortir des excès du clivage droite/gauche
-          son souci de trouver un équilibre entre efficacité et justice sont conformes à nos convictions.

Nous souhaitons sa réussite comme celle du Premier ministre.
Certes, j'aurais aimé un gouvernement qui apparaisse aux yeux de l'opinion un peu moins technocratique. Je dis souvent qu'à l'exception de Raymond BARRE, deux des meilleurs ministres de l'économie ont été René MONORY et Pierre BEREGOVOY, l'un avait été mécanicien, l'autre ajusteur.
Le taux élevé d'abstention nécessite de porter une attention plus grande aux ouvriers, au travail manuel, aux territoires qui ont le sentiment d'être abandonnés.
La marge d'action financière du gouvernement est étroite compte-tenu de la dette et du passif des dernières années. Tout ne dépend pas de l'Etat. Par nos initiatives sur le terrain, nous devons parvenir à mobiliser les énergies locales et ainsi apporter notre contribution à la réussite du quinquennat.  
Face à cette exigence  « faire accepter les réformes que l'on sait nécessaires et que nos voisins ont faites », nous allons entendre toutes les caricatures y compris de ceux qui avaient pris Maduro au Venezuela comme une référence et un exemple.
Soyons sur les terrains présents, actifs et militants.

Pierre MEHAIGNERIE
Le 10  juillet 2017
Majorité absolue, hypermajorité, chambre monocolore,
Hyperprésidencejupitérienne, abus de pouvoir ?
Tels étaient les titres de la presse après le premier tour des élections législatives. Avec une abstention de 51,2 % qui a battu tous les records, la vague En Marche du Président Macron a emporté sur son passage les candidats de droite et de gauche.
Entre la présidentielle et le premier tour des législatives, 4,7 millions d'électeurs  de Le Pen  et 4 millions des partisans de Mélenchon  ont disparu ! On dit même que 38 % des électeurs de François Fillon ne se sont pas déplacés. Désintérêt, fatigue, après une si longue campagne qui a duré trop longtemps, ou résignation après la victoire d'Emmanuel Macron.
Au deuxième tour, le 18 juin, la participation a été encore plus faible : 42,64 %.
Renouvellement ? Rajeunissement ? Sur 577  députés,  212 ne se représentaient pas (cumul des mandats oblige ou autre raison personnelle). Le renouvellement est donc en marche, avec à la clef rajeunissement  et parité .A toutes les élections, on nous disait qu'il  n'y avait pas suffisamment de femmes candidates surtout à droite !
Au premier tour  En marche présentait 267 femmes, 262 hommes -  40 % de ceux qui ont franchi le 1er tour  sont des femmes.284 candidats sont des novices en politique. Mais 42 % exercent un mandat municipal.
1/3 des candidats viendrait de la gauche, 15 % de la droite, 12,3 % du Modem, 40 % ‘' sans proximité politique particulière'', 60 % viennent du secteur privé.
Sociologie  de la nouvelle assemblée
La base sociale est étroite : 20 % sont des cadres supérieurs ou dirigeants d'entreprise, 17 % sont patrons de TPE ou PME.Les professions aisées dominent la nouvelle Assemblée
Si la parité des sexes progresse de façon encourageante tous les cinq ans, la représentativité des professions des Français est toujours aussi faible dans l'hémicycle. Les cadres du secteur privé, les fonctionnaires de catégorie A (fonctions de conception et de direction) et les chefs d'entreprise ou d'industrie sont les trois catégories professionnelles les plus représentées parmi nos 577 nouveaux députés (ce qui représente presque un député sur trois, 31,1 %).
Les cadres du secteur privé sont au nombre de 92 (alors qu'ils n'étaient que 51 en 2012), ce qui représente environ 16 % des sièges, alors qu'ils ne représentent que 10,1 % de la population active et 5,63 % des Français âgés de 18 ans et plus. Les fonctionnaires de catégorie A, quant à eux, représentent 8,2 % des députés, mais 6,5 % de la population active et 3,6 % des Français en âge de voter.
"Dans le débat public, on se concentre sur la présence des femmes à l'Assemblée, mais l'on évoque quasiment jamais l'absence des catégories populaires. L'Assemblée actuelle ne compte quasiment plus de représentants des couches sociales les moins favorisées, cela a des conséquences en terme de politiques publiques."(HuffPost)
Certaines catégories de population sont toujours aussi peu représentées, comme les artisans, les ouvriers ou encore les fonctionnaires de catégorie C (fonctions d'exécution).Un agriculteur, une agricultrice, une aide-soignante ont été élus.
La XVe législature élue le 18 juin 2017 ne compte par exemple aucun ouvrier (trois étaient au second tour, tous ont été éliminés) alors que ceux-ci représentent 22 % de la population active et 12 % de la population française âgée de 18 ans et plus.(source Le Monde .fr)
Il y avait aussi bien plus de députés d'origine modeste aux débuts de la Ve République. 'Qu'ils soient gaullistes ou communistes, les premiers députés de la Ve République étaient souvent d'anciens résistants, et donc presque tous issus de milieux modestes. Cette génération a naturellement commencé à disparaître dans les années 1980, pour laisser la place à des élus provenant de plus en plus des classes moyennes', explique le sociologue.
Et même, si l'on remonte à la première législature de la IVe République, soit entre 1946 et 1951, les catégories populaires, ouvriers et employés confondus, représentaient près de 19 % des députés.
424 nouveaux -moyenne d'âge 48 ans contre 54 précédemment.
La majorité présidentielle est moins hégémonique que prévue par les médias : 350 dont 42 MODEM
Les Républicains + UDI : 137
Parti socialiste :44
La France Insoumise : 17 - Parti communiste 10
Front national : 8
Régionalistes 5  (En Corse 3 députés sur 4 sont régionalistes - Va-t-on vers un référendum ?) Autres 5
Les medias  craignent que les nouveaux élus, de par leur inexpérience politique soient des ‘' bénis oui oui'' qui n'ont pas l'habitude de parler ou de débattre. Avec plusieurs ‘'Grandes Gueules' 'les débats dans l'hémicycle ne devraient pas être tristes : Marine Le Pen, Gilbert Collard, Jean Luc Mélenchon, Alexis Corbière, Jean  Lassalle, Clémentine Autain,  Christophe Ruffin, André Chasseigne, parmi les plus prometteurs.
Parmi les élus du MODEM que nous félicitons, Marielle de Sarnez à Paris, Marc Fesneau  du Loir et Cher, secrétaire général du MODEM, Jean - Noel Barrot dans les Yvelines, Jean-Louis Bourlanges dans les Hauts de Seine.
Après le Brexit en Grande Bretagne, l'élection de Trump aux USA, voici l'exception française.
La France a pratiqué le ‘'dégagisme'' au bénéfice du Centre.  Donner à notre pays des raisons d'espérer, de progresser, de renouer avec la croissance. On ne peut que souhaiter la réussite à ce nouveau pouvoir rajeuni et rénové, conscient de ses responsabilités vis-à-vis des situations des  plus pauvres et des moins favorisés. En cas d'échec, les bataillons qui ont voté Le Pen au premier tour de la présidentielle sauront se faire entendre.
Cette longue campagne a été d'un bout à l'autre remplie de surprises. De l'élimination des personnalités de droite et de gauche à l'élection d'Emmanuel Macron, du score dominant pour le F.N. à l'abstention record pour les législatives, des soupçons de travail fictif à la démission de François Bayrou de la Chancellerie, de Sylvie Goulard et de Marielle de Sarnez.
Anne-Marie CATHERIN( 25 juin 2017)


Nos amis disparus
Bernard BOSSON, départ d'un frère .
Le 13 mai dernier Bernard Bosson nous a quittés. Il avait 69 ans et derrière lui une vie riche et bien remplie. De très nombreux témoignages d'hommes politiques,  régionaux et nationaux,  de tous bords ont salué sa mémoire à l'annonce de sa mort.Il était appréciéet admiré pour"sa rigueur et sa force de travail''Un homme intègre qui maniait l'humour et la passion avec une grande intelligence. Un homme fidèle à ses idées et amoureux de sa ville comme son père. Annecy leur doit beaucoup.
Je l'ai bien connu à l'UDF lorsqu'il faisait partie de ces jeunes quadras,  réformateurs et très prometteurs, qui voulaient changer la France. Je garde le souvenir d'un homme bon et soucieux des autres, d'un politique plein d'envies et de convictions. Nul doute qu'il manquera à notre territoire et à notre pays. J'adresse à sa famille et à ses proches mes plus sincères condoléances.
Plus qu'un centriste, Bernard Bosson était un démocrate-chrétien, profondément attaché à cette famille de pensée, à une ligne politique qu'il revendiquait et qu'il n'abandonna jamais pour suivre l'esprit du temps. Cela nous rapprochait.  
J'avais pour la première fois rencontré Bernard lors de l'université d'été des Jeunes démocrates sociaux qui se déroulait cette année-là, près de Thônes, chez lui, en Haute-Savoie, dans le domaine des Compagnons de Dom Bosco. Ce qui me frappa au premier abord, c'était sa grande disponibilité, son sens de l'écoute, sa jovialité, sa complicité. C'était un homme fin, entier, ouvert et toujours prêt au dialogue. Il était aussi un vibrant défenseur de l'Europe.
Son père, Charles Bosson, avait été un grand résistant, un brillant avocat, un parlementaire renommé. Bernard avait repris le flambeau avec fougue et détermination. Devenu maire d'Annecy en 1983, une ville pour laquelle il se dévoua toute sa vie, il entrera au gouvernement de Jacques Chirac en 1986 comme secrétaire d'Etat aux Collectivités locales, puis ministre délégué aux Affaires européennes. Il deviendra ensuite ministre de l'Equipement et du Logement dans le gouvernement d'Edouard Balladur. Entre 1986 et 2007, durant vingt-et-un ans, il représenta la Haute-Savoie à l'Assemblée nationale. Il a fait d'Annecy et de son lac un haut lieu du tourisme.
Un moment nos chemins se séparèrent : il le regretta et nous nous retrouvâmes pour traverser ensemble des moments difficiles.  Mais je le sentis à jamais blessé par cette épreuve. Un léger voile couvrait son regard. A Guidel, à l'université d'été du MoDem, revenant de Terre Sainte, je lui offrais un chapelet que j'avais ramené de Bethléem. Il me demanda s'il n'allait pas me manquer. Je le priais d'accepter. Moins d'un an plus tard, nous nous revîmes au Sénat à l'occasion d'une rencontre hommage consacrée à son père. Toujours souriant, sans doute déjà bien malade. Ce fut la dernière fois.
Qu'il repose aujourd'hui en paix et que la terre lui soit douce.
Au revoir Bernard.
Albert Kalaydjian


Michel CUPERLY,
Michel Cuperly est décédé le 31 mars à Versailles. Ancien rédacteur en chef à La Croix, ce fils d'agriculteur de la Marne appartenait à cette génération de cadres promue par la Jeunesse agricole chrétienne. Jusqu'au bout, il aura été curieux du monde. Ancien rédacteur en chef à La Croix, Michel Cuperly, a toujours porté sur le monde un regard bienveillant. Un regard d'espérance aussi. Toujours enthousiaste, profondément gentil, ce chrétien était persuadé que le sort des hommes était entre leurs mains et que, s'ils savaient se mobiliser, demain pourrait être meilleur qu'aujourd'hui.
Né en  1930, dans la famille nombreuse d'un cultivateur de Champfleury, aux portes de Reims, dans la Marne.Très jeune, il milite à la Jeunesse agricole chrétienne : à coups de réunions, de stages, de cours par correspondances, de lectures de Jacques Maritain et d'Emmanuel Mounier, ce puissant et efficace mouvement d'action catholique s'emploie alors à former la conscience des fils et des filles de paysans, à les rendre fiers de leur métier, à leur donner des outils pour produire plus et améliorer leurs conditions de travail et leurs revenus. Sous son impulsion, l'agriculture française va connaître une véritable « révolution silencieuse ».Dans ce contexte, Michel Cuperly entre à Jeunes forces rurales, le journal de la JAC.Curieux, précis, bon relecteur, excellent pédagogue, il en dirige la rédaction, composée de cinq jeunes fils de paysans comme lui, au milieu des années 1950. Pour lui, ce sera un tremplin !
Bientôt, il intègre la rédaction de La Croix qui, à l'époque, publie un supplément hebdomadaire de quatre pages dédié à l'agriculture. Cependant, au sein du service économique et social de La Croix, Michel Cuperly se fait très vite apprécier en s'ouvrant à d'autres domaines. C'est ainsi qu'en 1967, il succède à la tête de ce service à Jean Boissonnat qui part créer le magazine L'Expansion.A ce poste, celui que ses collaborateurs surnomment affectueusement « Cup » ne ménage ni son temps ni sa peine pour apporter aux lecteurs de La Croix des clés de compréhension de la France des « Trente glorieuses » puis de celle de la crise qui vient bientôt. Juste récompense, il finit sa carrière à la rédaction en chef.
En octobre 1990, à l'heure de la retraite, ce père de famille de quatre enfants, marié à Marie-Rose, une ancienne de la JACF, s'engage dans l'association Alerte aux réalités internationales. Ce qui lui permet de continuer à côtoyer des décideurs soucieux de partager leurs expériences et d'aider à décrypter les réalités qui influent de plus en plus sur notre quotidien. Il était comme cela, Michel Cuperly : toujours actif, jamais blasé, le regard toujours ouvert et confiant.
Paula Boyer  La Croix
Michel Cuperly a été pendant une époque permanent à mi-temps avec Léon Dubois à l'Equipe Rurale du MRP.  

Helmut Kohl (1930-2017), l'ami allemand
Démocrate-chrétien, ce rhénan était un européen convaincu et l'héritier de Konrad Adenauer. Il commença sa carrière en Rhénanie Palatinat au Parlement régional, puis entra au Bundestag, en 1969, à trente-neuf ans.  Après l'échec de Rainer Barzel, il s'imposa en 1972 comme le nouveau président de la CDU. Candidat à la Chancellerie de la coalition CDU/CSU en 1976, il échoua face au social-démocrate Helmut Schmidt de manière nette.
Invité au Congrès de Strasbourg du CDS en février 1980, il y prononça un discours très remarqué. Mais il dut céder sa place de candidat à la Chancellerie au leader de l'allié CSU, Frantz Josef Strauss. Les élections de 1980 furent un nouvel échec. Helmut Kohl comprend à ce moment qu'il lui faut trouver un autre chemin pour accéder au pouvoir.  L'élection du président fédéral CDU, Carl Karstens, était un signe encourageant, mais il faut rassurer l'électorat allemand. Il négocie un accord avec les libéraux du FDP et fait voter une motion de censure positive en sa faveur en octobre 1982. Il devient alors chancelier et il le restera durant seize années.
Il gagne ensuite une série d'élections, en 1983 contre Hans Jochen Vogel, en 1987 contre Johannes Rau, en 1990 contre Oskar Lafontaine et en 1994 contre Rudolf Scharping. Durant toutes ces années, il s'affirme à la fois comme l'homme de l'Europe et comme l'artisan de la réunification allemande.
Acte unique européen de juin 1984, Traité de Maastricht de décembre 1991, il fit faire des pas décisifs à la grande espérance européenne.  Après la chute du Mur, il permit aussi la réalisation d'un rêve, celui de l'unité allemande, accueillant à bras ouverts ses frères allemands de l'Est, si longtemps séparés.
C'est arrivé au sommet de sa carrière, qu'il fut brusquement rattrapé par les affaires liées au financement de son parti. L'opinion publique allemande, ingrate, manifesta sa lassitude. L'idée qu'une grande coalition avec le SPD pourrait être bienvenue avec un nouveau chancelier chrétien démocrate, se fit jour. A cela s'ajouta une campagne électorale moins bien conduite et les manoeuvres dans la coulisse d'une nouvelle venue, Angela Merkel, visant à l'éliminer. La chute d'Helmut Kohl était inévitable, suivie de l'élection de son adversaire social-démocrate Gerhard Schroeder.
L'Allemagne a perdu un grand leader et la démocratie chrétienne une grande voix.
Elle vient de s'éteindre à jamais.
Albert Kalaydjian

Lecture
Parmi les nombreux livres qui viennent de sortir sur Emmanuel Macron,j'ai lu  celui d'Anne Fulda . Intéressant et agréable à lire. De nombreux détails et anecdotes qui permettent de connaitre  ce nouveau président réformateur qui sera observé et scruté.
Le livre d'Anne Fulda, journaliste  et grand reporter et responsable de la rubrique Portraits au Figaro : Emmanuel MACRON , un jeune homme si parfait ,
le vrai visage du nouveau président (Editions Plon 15.90 euros).
Anne Fulda brosse un portrait intime et inédit de ce don Juan atypique pour lequel l'esprit de conquête s'apparente à un besoin de plaire et de convaincre, quitte à rêver sa vie.
Depuis qu'il est enfant, Emmanuel Macron a toujours été désigné et reconnu comme le meilleur.
Il a trouvé dans le regard des autres, et plus spécifiquement de ses aînés, l'admiration, l'encouragement, la bienveillance. Il y a eu, longtemps, le regard de sa grand-mère, fondateur et essentiel, avec laquelle il a entretenu des liens exclusifs, presque passionnels, qui ont même influé sur sa relation avec François Hollande. Il y a eu le regard de ses professeurs, puis de tous ses « parrains », qui, tout au long de sa carrière, l'ont toujours épaulé et qu'il a souvent subjugués par son intelligence et son empathie. Il y a bien sûr le regard de Brigitte, son épouse, avec qui il forme un couple dont la singularité ne tient pas à leur différence d'âge mais au fait qu'elle est l'unique femme qu'il aime depuis qu'il a seize ans. Et il y a maintenant le regard des Français, qu'il entend séduire avec la même détermination, en bousculant les convenances et en leur déclarant qu'il les aime...


Trois hommes de paix, de Jacques Perrier -Nouvelle cité, vie des hommes-
18 euros.
Un autre livre passionnant sur trois hommes si différents, des chrétiens engagés  qui ont marqué chacun à leur façon leur époque. Leur témoignage ne peut nous laisser indifférents.
En ces temps où la politique cherche à reconquérir les citoyens, où les événements tragiques font parler de « 3e guerre mondiale », il est bon de replonger dans la vie d'hommes engagés pour la paix et la réconciliation en des temps non moins troublés du XXe siècle. Robert Schuman, père fondateur de la Communauté européenne ;Edmond Michelet, résistant puis ministre ; Franz Stock, prêtre accompagnateur d'une foule de condamnés à mort. Trois hommes de paix, trois vies qui se sont croisées, enrichies mutuellement, toujours au service du bien commun, de la personne, de la liberté et de la paix. Monseigneur Jacques Perrier  est l'ancien évêque de Tarbes et Lourdes qui fut auparavant évêque de Chartres. A ce titre il s'est intéressé à l'abbé Stock, supérieur du « séminaire des barbelés » près de Chartres (900 jeunes séminaristes prisonniers allemands dont 600 sont devenus prêtres). L'abbé Stock l'a amené à  Edmond Michelet : pendant 6 mois, tous les samedis, à la prison de Fresnes, le prêtre allemand a visité le résistant français. Michelet le gaulliste  lui a donné envie de mieux connaitre son adversaire politique Robert Schuman, le « Père de l‘Europe »-honteusement oublié-écrit Jacques Perrier. Trois hommes de Dieu, trois hommes de paix.
Dans les 17 chapitres, l'auteur évoque ces 3 vies en parallèle : Trois inconnus qui se connaissent, trois enfances, trois jeunesses engagées,trois familles, trois bibliothèques, trois hommes ouverts, trois parcours trois fidélités, trois heures de vérité, trois hommes de paix, trois hommes de prière, trois hommes d'Eglise, trois familles spirituelles, trois auteurs, trois chemins de sainteté, trois saints ? Trois regards ,trois villes trois cathédrales.
Une importante bibliographie en fin de livre permet de mieux connaitre ces 3 personnages hors du commun.

Un livre passionnant sur ces trois hommes qualifiés par J. Perrier : Schuman : l'aumônier de la politique, Michelet, l'aumônier de la France, Stock l'aumônier de l'enfer ! Peut-être ne seront-ils jamais béatifiés. Il est beau que nous puissions déjà les vénérer comme des serviteurs de Dieu.

Saurons-nous entendre leurs appels pour vaincre les peurs d'aujourd'hui et continuer l'oeuvre de paix de nos pays ?

AMCatherin


Nous avons reçu Les cahiers d'Emmanuel MOUNIER, n°3,revue de l'Association des amis d'Emmanuel Mounier 2016-2017. Une pensée qui interpelle l'homme du 21 ème siècle.
Editée par les Amis d'Emmanuel Mounier -11 rue des trois Forget  29000 Quimper
On peut consulter le site internet de l'Association : emmanuel-mounier.org
« Bienvenue sur le site de l'Association des Amis d'Emmanuel Mounier.
Nous sommes heureux de contribuer à votre découverte d'un auteur qui a compté parmi les figures-phares du XXe siècle.
Par ses questionnements, ses intuitions, ses projets, le fondateur de la revue Esprit a eu un rôle déterminant dans la plupart des grands débats de notre société. Son personnalisme communautaire constitue, aujourd'hui encore, l'horizon vivant d'engagements individuels et collectifs.
Il continue, en ces temps difficiles, de nous encourager à poser les problèmes à leur juste niveau qui est aussi, par-delà le politique, l'économique, le social, spirituel.

Si vous souhaitez vous joindre à nous, vous êtes les bienvenus !Avec toute notre sympathie. »Au nom du Conseil d'Administration,
Jacques LE GOFF
Président de l'AAEM
Biographie d'Emmanuel Mounier
Né à Grenoble le 1er avril 1905 de parents modestes d'ascendance paysanne et fervents chrétiens, il fait des études de philosophie marquées par l'enseignement et l'amitié de Jacques Chevalier (1924-1927), dont il tient un temps le secrétariat. Il s'agrège au « groupe de travail en commun » formé autour du philosophe catholique, subventionné par le Lyonnais Victor Carlhian et animé entre autres par Jean Guitton.
Préparant l'agrégation en 1927-1928 à la Sorbonne, il reste imperméable à l'idéalisme de Brunschvicg, visite Bergson, fréquente le P. Pouget et Jacques Maritain qui, détaché de l'Action française, cherche la voie d'un engagement civique démocratique. Reçu second derrière Raymond Aron, il envisage une thèse sur un mystique espagnol du XVIe siècle, obtient une bourse de doctorat et enseigne au collège Sainte-Marie de Neuilly dirigé par Mme Daniélou. Mais il se détourne bientôt de la recherche pour une activité de réflexion militante, à laquelle l'a initié sa collaboration, à la suite de Guitton, au groupe des « Davidées » animé par Mlle Silve pour le soutien et la formation des institutrices catholiques travaillant dans l'école laïque. La méditation de l'oeuvre de Péguy, qu'il étudie avec Jean Daniélou et Georges Izard le confirme dans la voie d'un engagement de pensée pour l'action. Animé d'une conviction intégrale de chrétien catholique, source d'une intense vie spirituelle, il renonce à l'apostolat organisé pour développer un mouvement non confessionnel, en étroite union avec des amis qui ne partagent pas sa foi. Il renonce alors à la carrière de professeur (il n'enseigne qu'un an au lycée de Saint-Omer en 1931-1932) et projette avec Izard et André Déléage puis Louis-Emile Galey de lancer une revue ; Maritain l'y encourage, alors que Chevalier le désapprouve.
Le groupe de jeunes intellectuels en quête d'affirmation révolutionnaire réuni à Font-Romeu en août 1932 confie la direction de la revue Esprit, lancée en octobre, à Mounier et celle d'un mouvement politique parallèle, la « Troisième Force », à Izard. La vie de Mounier se confond désormais avec celle de la revue mensuelle dont il assure jusqu'à sa mort la direction, la gestion et une bonne partie de la rédaction ; il anime aussi le mouvement « personnaliste » qui se développe autour d'elle après que la Troisième Force s'en soit séparée en 1933. Marié en 1935 à Elsa (Paulette) Leclercq, rencontrée en 1933 auprès de Jacques Lefrancq à Bruxelles, vivant pauvrement de quelques cours et du salaire de son épouse, Mounier se dépense en rencontres et conférences tout en rédigeant articles et ouvrages.
Directeur de la revue jusqu'à sa mobilisation en 1939, il partage ensuite avec le directeur du Voltigeur français Pierre-Aimé Touchard, non mobilisé, la direction des deux périodiques fusionnés. La démobilisation de juillet 1940 ouvre la période lyonnaise retracée dans le présent ouvrage, qui aboutit à son arrestation en janvier 1942. Emprisonné jusqu'au procès de Combat à Lyon, il est acquitté le 30 octobre et se réfugie avec sa famille à Dieulefit sous un faux nom jusqu'à la libération. Il y garde le contact avec ses amis et rédige deux livres, en donnant plusieurs articles aux Cahiers politiques clandestins, organe du Comité général d'études créé par Jean Moulin.
Il relance Esprit à Paris dès la Libération. Installé avec plusieurs amis dans la propriété des Murs blancs à Châtenay-Malabry, il reprend des tâches accrues : directeur de la revue et des collections Esprit aux éditions du Seuil, animateur de groupes de réflexion, conférencier, auteur de nombreux articles, de causeries à la radio et de plusieurs ouvrages. Honoré par la France résistante, il est reconnu comme le chef de fi le du courant personnaliste, interlocuteur des intellectuels communistes et existentialistes, principal maître à penser de la jeune génération chrétienne et protagoniste de tous les débats politiques et religieux de ces années. Il meurt brutalement à 45 ans d'un infarctus survenu en pleine activité, le 22 mars 1950.
Autant que le penseur et l'animateur, l'homme Mounier a compté pour ceux qui le rencontraient : son acharnement au travail masquait un tempérament méditatif, voire mystique ; polémiste audacieux et mordant, il n'a cessé d'accueillir et d'écouter avec respect les interlocuteurs les plus différents ; intransigeant dans ses convictions, il a voulu en témoigner dans une confrontation constante avec des situations et des événements qu'il tentait d'interpréter dans leur complexité.
Bernard Comte
Le Rapport Schuman sur l'Europe, l'état de l'Union 2017

L'ouvrage de référence annuel sur l'Europe
En 2017, les Européens sont confrontés à des défis majeurs : terrorisme, populisme, échéances électorales nationales. Sur le plan économique : investissement, croissance, emploi, démographie, commerce international. Sur le plan externe : sécurité, défense de l'Europe et son financement, incertitudes sur la relation transatlantique, bouleversements au Moyen-Orient, etc.
Le Rapport Schuman 2017 sur l'état de l'Union permet aux meilleurs experts de ces thématiques de les présenter et de les discuter. Sans équivalent, cette 11ème édition est, pour les décideurs et les observateurs, une source unique d'analyse et de réflexion.
Cet ouvrage propose une synthèse de l'Europe politique, un état des rapports de force électoraux au sein des Etats membres et du Parlement européen, la représentation politique et économique des femmes, 36 cartes originales et 120 pages inédites de statistiques commentées.
Le Rapport Schuman 2017 sur l'état de l'Union est plus que jamais essentiel pour comprendre les enjeux européens. Cet ouvrage, réalisé sous la direction de Thierry Chopin et de Michel Foucher, est publié aux éditions Lignes de repères.
Disponible en librairie, sur le site de la Fnac et sur Amazon au format numérique.

Pour quelques étoiles de plus...
Quelle politique européenne pour la France ?

Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, publie Pour quelques étoiles de plus... Quelle politique européenne pour la France ?
Plus que de réformes institutionnelles, l'Union européenne a besoin d'Etats volontaires qui s'impliquent et s'engagent dans son adaptation. La France a ici un rôle majeur à jouer. Elle est attendue car trop absente.

Loin des grands débats passionnés et idéologiques sur la forme finale de l'organisation de l'Europe, la France doit considérer avec pragmatisme ses propres intérêts nationaux qui la poussent à être plus active sur la scène européenne. Elle doit aussi plus systématiquement intégrer la dimension européenne dans ses débats internes.

En théorisant " l'intégration par l'exemple " et en l'appliquant à des défis concrets qu'il lui faut impérativement relever en matière de défense, de sécurité, d'économie et d'immigration, il propose une approche originale pour une nouvelle politique européenne de la France dépassant, pour un temps, les inlassables querelles sur la souveraineté. Dans son propre intérêt, la France doit participer à une relance européenne dont elle tirerait bénéfice.

Pour quelques étoiles de plus...Quelle politique européenne pour la France ? est publié aux Editions Lignes de Repères (mars 2017).
Disponible en librairie et sur La Fnac et Amazon au format numérique.

Pour information
Le groupe  des élus à l'Assemblée nationale du Mouvement Démocrate
M. Marc Fesneau  Président de groupe
Loir-et-Cher 1re circonscription
M. Erwan Balanant
Finistère 8e
Mme Géraldine Bannier
Mayenne 2e
M. Jean-Noël Barrot
Yvelines 2e
M. Philippe Berta
Gard 6e
M. Philippe Bolo
Maine-et-Loire 7e
M. Jean-Louis Bourlanges
Hauts-de-Seine 12e
M. Vincent Bru
Pyrénées-Atlantiques 6e
M. Jean-Pierre Cubertafon
Dordogne 3e
Mme Geneviève Darrieussecq
Landes 1re
Mme Marguerite Deprez-Audebert
Pas-de-Calais 9e
M. Bruno Duvergé
Pas-de-Calais 1re
Mme Sarah El Haïry
Loire-Atlantique 5e
Mme Nathalie Elimas
Val-d'Oise 6e
Mme Nadia Essayan
Cher 2e
M. Michel Fanget
Puy-de-Dôme 4e
Mme Isabelle Florennes
Hauts-de-Seine 4e
Mme Patricia Gallerneau
Vendée 2e
M. Laurent Garcia
Meurthe-et-Moselle 2e
M. Brahim Hammouche
Moselle 8e
M. Cyrille Isaac-Sibille
Rhône 12e
Mme Elodie Jacquier-Laforge
Isère 9e
M. Bruno Joncour
Côtes-d'Armor 1re
M. Jean-Luc Lagleize
Haute-Garonne 2e
M. Mohamed Laqhila
Bouches-du-Rhône 11e
Mme Florence Lasserre-David
Pyrénées-Atlantiques 5e
M. Philippe Latombe
Vendée 1re
La composition du gouvernement :

Gérard Collomb, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur

Nicolas Hulot, ministre d'Etat, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire

Nicole Belloubet, ministre d'Etat, garde des Sceaux

Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères

Florence Parly, ministre des Armées

Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires

Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

Françoise Nyssen, ministre de la Culture

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie

Muriel Penicaud, ministre du Travail

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale

Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics

Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation

Annick Girardin, ministre des Outre-mer

Laura Flessel, ministre des Sports

Jacqueline Gourault, ministre auprès de Gérard Collomb

Elisabeth Borne, ministre auprès du ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, secrétaire d'Etat en charge des Relations avec le Parlement

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes

Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées

Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat chargé du numérique

Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot

Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès de l'Europe et des Affaires étrangères

Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des Territoires

Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Armées

Benjamin Griveaux, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie



BULLETIN D'ADHESION 2017

Nous remercions ceux de nos amis fidèles qui ont renouvelé leur adhésion pour 2017 lors d'un précédent appel.
Merci à celles et ceux qui veulent manifester  leur fidélité et leur amitié pour notre Amicale  qui continue à entretenir notre esprit  et nos valeurs.  
Bien cordialement.
Pierre MEHAIGNERIE           Bruno COIRATON                     Anne-Marie CATHERIN
Président                                   Trésorier                              Secrétaire générale

- Abonnement, cotisation et contributions aux publications       35 euros          

- Cotisation de soutien                                          50 euros          -
                    
- Vos nom et prénom, adresse, téléphone


Adresse Mail : écrire lisiblement  - Merci
- Rédiger votre chèque à l'ordre de  l'Amicale du MRP -
133 bis rue de l'Université - 75007 Paris
- Montant du chèque :
- Date de votre envoi :
Merci avec vous l'Amicale continue !

Amicale du MRP -133 bisrue de l'Université -75007 Paris




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BULLETINS DE LIAISON
 - Bulletin N°21 d'Aout 2017



- 27/08/2017
le bulletin de liaison N°21 d'Aout 2017 est paru.

N° 122 du 1er trim. 2009

INFORMATION AU LECTEUR
Depuis 2009, le bulletin historique imprimé "Le MRP vous parle" diffusé aux adhérents et abonnés a été remplacé par un bulletin de liaison portant le même titre et accessible sur ce site dans "vie de l'Amicale" pour les dernières parutions. Les anciens bulletins imprimés sont consultables en y accédant par l'onglet Archives, puis "anciens bulletins Le MRP vous parle".Ils y sont présentés par leur page de garde. En cliquant sur la page de garde du bulletin choisi , on accède au bout de quelques secondes de chargement, à chacune des pages de ce bulletin que l'on peut ensuite imprimer page par page ou transférer.
Une permanence est assurée par les membres de l'amicale du M.R.P. les :
- Jeudis de 11h00 à 17h00
A noter
-nouvel e-mail de l'Amicale:
amicalemrp@laposte.net
-N°téléphone 01 53 59 20 00